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Nos téléphones et nos enfants

Nos téléphones et nos enfants - Cahier pour les Parents - Pomme d'Api, janvier 2014
26 décembre 2013

Nous l’avons (presque) toujours à portée de main. C’est un objet magique aux yeux de nos enfants (et des nôtres ?) Comment perçoivent-ils nos téléphones ? Comment l’intégrer (mais pas trop !) dans notre vie avec eux ? Petites scènes de vie quotidienne.

Un objet convoité

Nos téléphones et nos enfants - Cahier pour les Parents - Pomme d'Api, janvier 2014

L’été dernier, Agnès s’est fait voler son téléphone portable. Le coupable ? Son neveu de 6 ans, qui l’avait pris dans son sac à main pour le ranger soigneusement dans sa boîte à trésors. Commentaire de la victime : “J’ai réalisé à quel point cet objet peut faire envie aux enfants. Ne serait-ce que parce que les adultes y tiennent beaucoup et y consacrent beaucoup de temps.” 

Benoît, père de trois enfants de 7, 3 et 2 ans, complète : “Tant qu’ils n’en connaissaient pas les possibilités, nos enfants ne s’y intéressaient pas. Dès lors que nous leur avons montré qu’on pouvait jouer, colorier, regarder des dessins animés, ils l’ont réclamé !”

Nos téléphones et nos enfants - Cahier pour les Parents - Pomme d'Api, janvier 2014

À l’opposé, Marie a bien un téléphone, mais elle sait rarement où il est et s’il est chargé. Il laisse ses fils indifférents. Bref, par le rapport qu’ils entretiennent avec leur téléphone, les parents influencent le comportement de leurs enfants. Ceux qui l’ont toujours en main risquent fort de devoir le partager !

Un téléphone pour se souvenir

“Dès que je sors mon smartphone de ma poche, s’amuse Emmanuelle, mère de trois filles âgées de 10, 8 et 2 ans, ma petite dernière prend immédiatement la pose en disant “cheese”. Puis elle vient voir la photo.” Bonheurs quotidiens, réalisations manuelles, grandes prouesses et petites victoires, nous mettons tout ce que nous vivons de positif dans la boîte. Et les enfants le réclament : “Tu fais une vidéo de moi sur mes rollers ?”

Paradoxalement, rares sont ceux d’entre nous qui s’assurent de la sauvegarde de tous ces souvenirs numériques, pour l’heure guère maîtrisée. “Si l’on prend trop souvent un enfant en photo, met en garde le psychologue Serge Tisseron ce mois-ci dans le magazine Popi,  il risque alors de penser que ses parents le préfèrent en image plutôt que dans la réalité, qu’ils l’aiment plus sur les photos que pour de vrai. Mieux vaut choisir de mettre en valeur ses productions (dessins, peintures…). Là, le message est clair : nous t’aimons pour ce que tu fais, pas pour ton image.”

Reste que les enfants revivent avec délectation leurs aventures des mois précédents. C’est l’utilisation favorite des plus petits.

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Propos recueillis par Anne Bideault - Illustrations Pierre Fouillet

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