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Repas en famille… sans stress !

Les enfants à table ! Et si on faisait baisser la pression ? - Supplément parents Pomme d'Api - Février 2014 - Illustrations Peter Elliot
19 janvier 2014

Il y a des repas en famille où nos nerfs sont mis à rude épreuve. Et quel parent n’a alors jamais rêvé de jeter son tablier ? Quand il s’agit de nourrir nos enfants, nous y mettons beaucoup d’affect. Le savoir peut aider à ajuster nos comportements pour des repas plus sereins.

Autour de la table, l’impact de nos souvenirs d’enfance…

Rien ne cristallise plus notre angoisse de parents que la relation qu’entretiennent nos enfants avec la nourriture. Réaction naturelle, animale, puisqu’elle touche à la survie. Mais pas seulement, car dans nos casseroles se mélangent des ingrédients psychologiques complexes.

Isabelle Filliozat, psychothérapeute, nous invite à nous interroger sur ce qu’évoque la cuisine pour nous, sur l’image que nous en conservons depuis l’enfance, sur les interdits et les permissions que nous y avons reçus. Qui faisait la cuisine ? Avec plaisir ou ennui et lassitude ? À table, qu’attendaient de nous nos parents ? Tout cela joue – dans un sens ou dans l’autre – sur notre attitude actuelle. Quand on a été privé de dessert petit, il peut être difficile de réprimer un “Si tu ne finis pas tes légumes, tu n’auras pas de yaourt !” ou, à l’inverse, on peut avoir envie de laisser son enfant ne manger que du sucré.

Pas facile alors de se déprogrammer pour changer d’attitude. Surtout quand il faut imaginer en vitesse un repas après une journée de travail sous pression, tout en gérant le bain, les devoirs, et la fatigue de la maisonnée…

Au menu, amour ou nourriture ?

Les enfants à table ! Et si on faisait baisser la pression ? - Supplément parents Pomme d'Api - Février 2014 - Illustrations Peter Elliot

“Je vais lui faire son petit plat préféré, il m’en dira des nouvelles…”, “J’ai préparé ce gratin avec amour et personne ne finit son assiette ?”… Ces phrases, qui ne les a pas prononcées ? Elles traduisent une attente bien précise.

Inconsciemment, les parents confondent don de nourriture et don d’amour”, notait Maryse Vaillant dans son livre Cuisine et dépendances affectives. Trop souvent, nous préparons à manger pour qu’on nous aime ou pour montrer notre amour. Nous en attendons même de la gratitude. Nous invitons même notre enfant à manger “une cuillère pour Maman, une cuillère pour Papa.” Mais un enfant ne mange pas pour son papa ou pour sa maman, mais pour lui. Rien de neutre dans cette cuillère tendue.

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Anne Bideault - Illustrations Peter Elliot - Supplément parents Pomme d'Api - Février 2014

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